Bien utiliser la poêle

Question courante : que peut-on cuire dans notre poêle si on ne peut y faire ni steak, ni crêpes ni œufs sur le plat  ?

Il faut d’abord comprendre ce qu’est une poêle. C’est avant tout une surface qui va permettre de cuire essentiellement par contact direct. Par conséquent c’est a priori un disque avec des bords plus ou moins relevés mais d’un volume modeste. Classiquement une poêle en métal est utilisée pour son aptitude à offrir une surface de cuisson qui monte rapidement à haute température (faible inertie). La poêle la plus rudimentaire est la crêpière car elle n’a pas besoin de bords, comme pour une crêpière professionnelle, et elle va être utilisée au-delà de 200°C. Eh oui, avec une poêle classique, exit la cuisson douce ! Pour ce genre d’utilisation, au quotidien notre préférence va aux poêles en fer, sans le moindre revêtements (voir à ce sujet notre page pour cuisiner sainement).

 Or donc, si la terre cuite est un isolant, à quoi bon proposer une poêle ?

Dans certaines circonstances on souhaite aller un peu plus vite avec des ambitions gastronomiques plus modestes, sans pour cela renier les bonnes pratiques de la cuisson douce, à savoir ne pas exposer les aliments à une surface excessivement chaude. Pour cela il faut oublier le métal, à moins d’avoir un moyen de chauffage exceptionnel à divers points de vue, ce qui à notre connaissance n’existe pas en équipement standard. La terre cuite va au contraire garantir une montée en température graduelle et se stabiliser à un niveau raisonnable, autour de 100°C, plus ou moins 10 ou 20°C en fonction des besoins. Elle fera merveille pour des poêlées de légumes en tous genres, des poissons et même des viandes que l’on ne souhaite pas griller en surface sans cuire au centre, sans oublier l’application majeure pour les végétariens : la cuisson des des galettes végétales en tous genres, de manière à avoir une bonne cuisson à cœur sans avoir les surfaces carbonisées. En d’autres termes, cela concerne tout ce qui bénéficie d’une cuisson homogène en épaisseur.

Autre avantage commun à tous nos produits, à moins de mettre à feu excessif, la poêle n’exige pas une surveillance attentive comme une poêle en métal. C’est ce qui permet de vaquer à d’autres occupations sans la hantise du plat carbonisé ; en d’autres termes avec Oyera on reste zen à la cuisine !

Pour trouver la bonne température, celle qui va vous libérer les yeux et les mains, entraînez-vous par exemple avec des oignons ou des champignons. Quand la surface approche 100°C, vous devez voir de minuscules bulles à la lisière des lamelles d’oignons ; c’est un bon point de repère qui évite d’avoir recours à un thermomètre sophistiqué. Essayez de stabiliser cette température ou légèrement en-dessous et souvenez-vous de ce réglage, ce sera une bonne base de départ pour les prochaines fois. La contenance étant d’un litre, la cuisson dépend bien sûr du taux de remplissage. Enfin si vous avez un couvercle (de cocotte ou autre) qui s’adapte même approximativement, vous pouvez bien sûr gagnez du temps, mais attention, vous changerez aussi le mode de cuisson. La plupart du temps cela va dans le bon sens, mais pas toujours ; tout dépend de ce que vous voulez obtenir. C’est à chacun de faire ses expériences en fonction de son type d’alimentation et de décider de son usage. En ce qui nous concerne elle est d’un usage courant pour des temps de cuisson de 20 à 30 minutes sans surveillance, mais nous n’excluons pas l’utilisation d’une poêle en fer quand nous l’estimons plus appropriée.

exemple d'utilisation de la poêle Oyera
exemple d’utilisation de la poêle Oyera

Si vous estimez avoir besoin de bords relevés et d’un couvercle, ce n’est plus une poêle mais une sauteuse ! Dans ce cas nous vous suggérons la sauteuse AD qui a de plus l’avantage de se transformer facilement en un petit plat à gratin dont le volume est le double de celui de la poêle, idem pour son prix.

 

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